
24 février 2020
La crise est un débordement de la maladie, une explosion de souffrance.
C’est comme une grosse tempête à l’intérieur.
Ça dure relativement peu longtemps, mais ça fait très peur à la personne et à son entourage.
Une crise peut aussi aider à comprendre ce qui ne va pas, si elle est perçue comme une occasion d’exprimer et de modifier ce qui fait souffrir.
La façon dont on aide une personne en crise est très importante. Ça peut changer sa santé et sa vie après.
Comment accompagner une personne en crise ?
Il existe plusieurs façons d’aider, sans toujours aller à l’hôpital :
• Des lieux d’accueil spécialisés
Ce sont des endroits calmes où la personne peut parler et se reposer. Elle est écoutée par des professionnels, sans être obligée de rester à l’hôpital.
• Des équipes mobiles de crise
Des soignants viennent à la maison ou là où se trouve la personne. Ils discutent avec elle et avec sa famille pour trouver des solutions.
• Le dialogue ouvert
C’est une méthode venue de Finlande. On réunit la personne en crise, sa famille et les soignants. Soignants, patient(e)s et proches parlent ensemble pour comprendre et trouver des solutions.
On peut aussi nommer un tiers de confiance qui nous représentera auprès des soignants et rédiger des directives anticipées pour expliquer ce que l'on veut au pas.
Pourquoi c’est important ?
Quand on aide bien une personne en crise, elle peut :
• Mieux comprendre ce qui ne va pas.
• Trouver des façons de se sentir mieux.
• Éviter d’être hospitalisée de force.
• Garder confiance en elle et dans les autres.
Problème
En France, ces accompagnements sont en voie de développement, mais l’hospitalisation forcée touche encore trop de personnes.
La contention et l’isolement restent des moyens employée par certaines équipes, sans respecter le cadre légal qui encadre ces pratiques.
C’est pour ça qu’il faut faire connaître les bonnes pratiques.
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